Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Pour notre vallée, la Bourges

Céline Porquet : "Ce projet est une opportunité de développement économique, touristique"

23 Juin 2024, 16:51pm

Céline Porquet, conseillère régionale (RN) depuis 2015 et conseillère municipale à Viviers, avait écrit en 2020 au président (LR) de la Région, Laurent Wauquiez, pour attirer son attention sur la situation du chantier  de Saint-Pierre-de-Colombier.

Elle est aujourd'hui candidate aux élections législatives dans la 1ère circonscription de l'Ardèche, avec Jean-Claude Escalier comme suppléant, qui a milité 33 ans au sein du syndicat Force Ouvrière (FO) :

Nous reproduisons ci-dessous la lettre qu'elle avait écrite à Laurent Wauquiez, dont le contenu est un peu daté pour certains aspects mais dont le fond est toujours autant d'actualité :

Monsieur le Président,

Par cette présente, je souhaite attirer votre attention sur le projet de construction d’une basilique à Saint-Pierre-de-Colombier en Ardèche car ce projet Ardéchois qui représente des intérêts économiques, touristiques et culturels serait un atout majeur pour notre département et notre région.

La commune de Saint-Pierre-de-Colombier est devenue un véritable lieu de pèlerinage et dont l'église paroissiale est devenue trop petite (600 places). Ce projet de construction est porté par la communauté religieuse de la Famille Missionnaire de Notre Dame et il est évalué à 18 millions d’euros (financement exclusivement privé), plus de soixante entreprises se sont déjà engagées, 40 entreprises se trouvent en Ardèche. Ce chantier a un impact économique particulièrement conséquent sur l’emploi local.

Le respect des normes environnementales a été une priorité dans l’élaboration du projet. L’un des atouts de ce site est précisément son insertion dans un cadre naturel le plus beau possible. La collaboration avec l’architecte des bâtiments de France a été appréciée et ses conseils ont été intégrés. Une synthèse environnementale a été réalisée en amont du projet sur 3 mois en 2017, par un bureau d’études environnemental, afin de permettre le respect maximal de la nature et de la biodiversité. L’emprise totale au sol du projet représente 15 652 m², seulement 20 % de l’emprise du terrain va être artificialisé.

Près de trois années de travail (janvier 2016-décembre 2018) ont conduit à l'obtention du permis de construire. Le projet a été présenté au conseil municipal et aux habitants en septembre 2016 et en janvier 2018. La première tranche des travaux a commencé en mai 2019 et a été interrompue en juin 2020 à la suite de l’occupation illégale du chantier par des militants radicaux.

Une poignée d’habitants et de jeunes écologistes radicaux, récemment installés dans la vallée, se sont opposés au projet. Leur action a connu son sommet avec l’occupation illégale du chantier le 13 juin 2020 (ZAD) entraînant l’intervention de 70 gendarmes mobiles pour leur évacuation. À la suite d’une réunion de concertation organisée par le préfet de l’Ardèche, la communauté religieuse a décidé de suspendre les travaux 3 mois dans un but d’apaisement et pour renouer le dialogue. Les opposants affichent clairement leur volonté de ne pas négocier, d’obtenir l’abandon pur et simple du projet et la remise en état du terrain aux frais de l’Etat, malgré sa totale légalité.

Le préfet de l’Ardèche, Mme Françoise Souliman, s’est saisi du dossier en juin 2020 et a lancé le 8 juillet un groupe technique rassemblant les services de l’Etat, le Parc Naturel Régional et le porteur du projet. Ce groupe de travail s’est réuni quatre fois et a élaboré des solutions sérieuses et concrètes permettant la reprise du chantier dès le 1er octobre 2020.

Barbara Pompili, Ministre de la transition écologique, a été saisie durant l’été par les opposants et notamment par Michèle Rivasi (EELV). La ministre a fermement recommandé à la préfète de suspendre les travaux pour une année afin de réaliser une étude environnementale sur quatre saisons. Suite à cette intervention politique, la préfecture a annoncé le 29 septembre son intention de prendre un arrêté de suspension.

Le fondement juridique de cette décision est douteux au regard du droit de l’urbanisme. Françoise Souliman expliquait elle-même le 15 juillet 2020 : ce « dossier dont on voit bien qu’en matière juridique, il est purgé de tout et que si jamais ce chantier s’arrêtait, il faudrait qu’on explique les raisons parce qu’on est en train de commettre une faute contre le droit de l’urbanisme » (La Tribune, 15 juillet 2020).

Ce projet, M. le Président, est une opportunité de développement économique, touristique, qui s’inscrit parfaitement dans le paysage local et qui a été travaillé en liaison avec l'architecte des bâtiments de France et un bureau d’études environnementales. Cette construction est confrontée, disons-le clairement, à une opposition idéologique, politique et radicale.

Je vous demande, M. le Président, de mobiliser la région et d’interpeller la Ministre de l’écologie afin que cette construction qui je le rappelle a suivi toutes les procédures d’urbanisme et environnementales utiles, soit relancée et considérée comme elle doit l’être, une véritable opportunité économique, touristique et d’émancipation de notre territoire rural.  Un collectif de citoyens nommé “Pour notre vallée, la Bourges” a été créé pour défendre et soutenir ce projet et est à votre disposition pour répondre à vos éventuelles interrogations.

Monsieur le Président, j’espère avoir attirée toute votre attention sur ce dossier et je vous prie de recevoir mes respectueuses salutations.

Céline PORQUET

Conseillère régionale

Commenter cet article