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Pour notre vallée, la Bourges

Et maintenant, les écologistes veulent la mort des stations de ski

13 Juin 2021, 10:19am

Publié par Le collectif "Pour notre vallée, la Bourges"

Fabienne Grébert, tête de liste EELV pour la région Auvergne-Rhône-Alpes et qui avait commencé sa campagne à Saint-Pierre de Colombier (voir notre article), vient de déclarer :

"Financer les canons à neige, on ne le fera plus"

Cette déclaration est particulièrement inquiétante dans un contexte régional où les stations de ski représentent une activité économique de premier ordre, notamment dans les Alpes mais aussi très près de nous, en Auvergne, où nombre d'Ardéchois vont skier l'hiver en famille.

Alors que cette filière, qui représente près de 150 000 emplois directs et indirects, rencontre d'énormes difficultés conjoncturelles en raison de la crise sanitaire, cette déclaration montre bien, une fois de plus, que les écologistes sont opposés à tout développement économique et touristique et que leur modèle est la décroissance qui entraînera encore plus de chômage :

La filière alpine de production d’équipements de montagne, déjà touchée par le blocage des remontées mécaniques, prévoit un effondrement de son carnet de commandes pour 2021 et s’inquiète des conséquences pour l’emploi.

"On s’attend à zéro commande de base pour l’année prochaine", s’alarme Bruno Cercley, le PDG du groupe Rossignol, premier fabriquant de skis en France, à l’unisson d’un secteur complètement dépendant du ski alpin, interdit cet hiver en France en raison de l’épidémie de Covid-19.

100 000 paires de skis déjà en stock. Pour 450 000 paires de skis achetées chaque année en France, environ 120 000 pourraient être commandées en France en 2021 (…)

Il sera très difficile pour les domaines skiables, qui ont fait presque zéro recettes cette saison, d’investir en 2021. L’achat de dameuses en 2022, s’il a lieu, conduira à des livraisons pour le début de l’hiver 2022-2023. "Ça fait deux ans sans rentrer un rond", résume-t-il.

"On s’attend à un résultat absolument catastrophique sur l’année fiscale à venir", (…) Poma, le leader français de la construction de remontées mécaniques, a déjà subi "15-20 %" de perte d’activité en 2020 et s’attend 20 % de chute supplémentaire en 2021, estime Jean Souchal, le président du directoire. Ses usines, situées en région Auvergne Rhône-Alpes, continuent à tourner, au ralenti : "La fabrication des cabines est divisée par trois cette année, c’est traumatisant", regrette M. Souchal. La totalité des 850 salariés en France a été placée en activité partielle pour 20 à 40 % de son temps de travail.

Les conséquences en cascade se multiplient : chez les installateurs de ces équipements – ils sont environ 500 en France –, "peu de devis sont engagés", confirme Nadine Socquet, la présidente de leur filière au sein de la fédération du BTP. Ce qui laisse craindre un exil de ces saisonniers très qualifiés et ainsi une perte de compétence. [source]

Et pourtant, les constructeurs de canons à neige n'ont pas attendu Fabienne Grébert ni EELV pour faire évoluer leur technologie :

"Après un hiver de tests, MND Snow, la branche production de neige de culture du groupe savoyard, lance la commercialisation d'enneigeurs capables de produire de la neige par n'importe quelle condition météorologique. MND n'est pas seule, tous les fabricants de système de neige de culture font désormais cette offre (…)

Jusqu'à présent, pour produire de la neige, il fallait de l'eau et une température négative, idéalement de - 4° à - 1°. Au-dessus, ça ne fonctionne pas. Les canons à neige classiques pulvérisent des gouttelettes d'eau dans de l'air suffisamment froid pour que celle-ci se congèle avant d'arriver au sol sous forme de neige. Pour la fabriquer il faut aussi beaucoup d'eau : 1 m3 pour 2 m3 de neige (…)

En janvier dernier elle a remporté les appels d'offres de Super-Besse et du Lioran, stations très impactées par le manque de neige car située de 900 à 1.500 m d'altitude. Moyennant 600.000 euros pour Super-Besse et 125.000 euros pour le Lioran, ces stations du Massif central se sont équipées de 4 enneigeurs (…)

Pour Thomas Vinard, président de la start-up grenobloise , Alpinov X : « La demande pour ces enneigeurs est très forte ; ils marquent la maturité de l'industrie française du ski. Ils vont dans le bons sens, et permettent de garantir le produit neige et de sauver les 135.000 emplois de la filière. » Il devrait commercialiser ses premiers équipements à la fin 2021." [source]

Pour approfondir vos connaissances sur les canons à neige, notamment à proximité dans le Massif Central, cet article vous montre que les stations de ski d'Auvergne optimisent déjà l'emploi des canons à neiges de manière responsable et que cela représente  bien un enjeu économique de taille :

 

Pour pallier le manque de neige, les stations de ski auvergnates font appel à des enneigeurs, plus communément appelés canons à neige. Si ces équipements sont indispensables au maintien de l'activité, les stations de ski optimisent leur utilisation. Objectif : faire face au changement climatique et réduire la consommation d'énergie.

Toutes les stations auvergnates qui proposent du ski de descente - sauf la Loge des Gardes (Allier), où un projet est en cours, - sont équipées en canons à neige, également appelés enneigeurs. En tout, il y en a plus de 700 en Auvergne. Super Besse en possède 325, le Lioran 240, le Mont Dore 117, Chastreix 25 et Prabouré comme les Estables en ont 6. La voisine de Chalmazel (Loire) en possède également 100. Elle est la première à en avoir acheté, dès 1983. Le Lioran a suivi en 1987, puis Super Besse et le Mont-Dore dans les années 1990. Les plus petites stations se sont équipées un peu plus tard : en 2007 à Chastreix, en 2011 à Prabouré et en 2013 aux Estables (Haute-Loire).

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